• Amelie Pelletier

Et si nous l'appelions Healing Photography

Mis à jour : 8 janv. 2019



Pour l'instant, c'est ici, sur le journal que cette publication trouvera sa place avec l'objectif de lui dédier une belle place sur un site.


Avec Emmanuelle, nous avons eu l’occasion de passer quelques heures ensemble afin de réaliser des portraits. Au cours de ce travail, elle me confie à mon grand étonnement qu’elle a un problème avec son image.


Au-delà de mon désir de raconter des histoires à travers la photographie, j’ai toujours vécu cette pratique comme un outil de guérison à titre personnel.

Pour faire bref, l’entrée dans l’adolescence n’a pas été pour moi une étape facile, accueillir mon physique et mon image furent encore plus difficile. Me cacher derrière un appareil photo était le lieu le plus sûr pour ne pas être prise en photo. Le peu de fois où j’apparaissais sur une photo, j’espérais secrètement que la personne que j’y verrai serait aussi belle que celle que je pensais être à l’intérieure. La réalité à mes yeux était toute autre.

Je pense ne pas être la seule à chercher la reconstruction de mon image.



La photographie, un travail d’acceptation de soi


Alors dans les mots d’Emmanuelle, je retrouve cette vérité :


« Après avoir parlé d’énergie, de pensées positives, le physique nous ramène à notre humanité, à nos failles qui font passer la lumière, à nos doutes et nos inaccomplis qui ne demandent qu’à être accomplis. Alors, un travail à travers la photographie pourrait me permettre d’assumer. »


Emmanuelle rapidement quelques rondeurs de sa seconde à sa terminale, elle a la chance d’échapper à l’acné et aux bagues même si elle porte un appareil pour corriger quelques dents mal placées.

Adolescente, elle surfe sur la vague baba cool et cache son corps sous des vêtements très amples.

La dépression qu’elle traverse lui fait perdre la dizaine de kilos en trop qu’elle ne reprendra jamais.


Peut-être garde-t-elle encore des séquelles de cette période de surpoids mais aujourd’hui, elle parvient à remercier plus facilement son corps, à rayonner à traverser lui, à se sentir féminine. Même s’il semble que la relation soit encore fragile.


« Dans l’approche de notre physique, nous sommes impactés par le jugement des autres mais le plus fort c’est notre propre jugement »

L’intérêt de l’acte photographique est de se prêter au jeu en conscience, de laisser rayonner la meilleure partie de soi pour l’offrir. Il est plus facile de se trouver moche, de se cacher aux autres par peur de s’ouvrir avec nos moins et nos peu.



Un temps d’accueil pour soi


Emmanuelle a vécu le temps du shooting comme un espace durant lequel elle pouvait s’ouvrir à elle-même mais aussi à moi et aux autres. Cela, lui a demandé un temps de préparation à la fois psychologique et mentale car elle voulait vivre cette expérience en conscience avec authenticité. Une séance photo dans le cadre de la guérison est un exercice qui permet d’évoluer.


Des séances longues car se donner à l’autre est un processus


Elle a apprécié que la séance se déroule dans la nature et qu’elle soit assez longue. Une fois passée la demi-heure où chacun trouve ses marques et dépasse les inconforts, arrive ensuite le moment de lâcher prise et de donner.


« Lorsque j’ai reçu les photos, j’étais ravie car elles étaient à l’image de ce que nous avions vécu. »



#seancephoto #photographelaval #portraitdefemme #healingphotography #emition #reparersoncorps #ameliepelletier #photographyproject #shootingphoto

© AMELIE PELLETIER PHOTOGRAPHY 2020 - tel: 06.86.98.30.48 - Siret: 832 838 411

Mentions légales